Trifles
Opera in one act
Adapted from Susan Glaspell’s Trifles (1916)

CREATORS
Diana Soh composer
James R. Currie librettist
Giulia Giammona stage director
The work unfolds through a double narrative. Alongside the present-day investigation, a parallel musical world emerges through a re-orchestration and transformation of Schbertian musical materials. These musical reworkings do not reconstruct the protagonist’s biography but evoke imagined memories, unrealized dreams, and alternative possibilities, illuminating her life that preceded the crime. Past and present continuously interact, transforming the audience’s understanding of the events.
The scenography reinforces this dual structure through a two-level architecture. The investigation takes place in a realistic domestic interior on the lower level, while the orchestra occupies a visible mezzanine above, integrated into the set itself. Everyday objects, performers, musicians, and light all function as active elements of the drama, blurring the boundaries between memory and reality, musical presence and theatrical action. The domestic space becomes both a crime scene and a landscape of absence, where the story unfolds and everyday objects as bear witness to the crime.
Trifles examines how women's experiences are overlooked, dismissed, or rendered invisible, and how acts of solidarity can challenge established notions of justice. By revisiting Glaspell's remarkable play, the opera asks whose stories are heard, whose suffering is recognized, and how collective acts of care—and attention—can become forms of resistance. Ultimately, it returns to a central question: how can a life erased from public view be reconstructed through the traces it leaves behind?
~ Diana Soh, 16 June 2026
L’œuvre se déploie selon une double narration. Parallèlement à l’enquête menée dans le présent, un univers musical distinct prend forme à travers la réorchestration et la transformation de matériaux schubertiens. Ces réélaborations musicales ne cherchent pas à reconstituer la biographie de la protagoniste, mais évoquent des souvenirs imaginés, des rêves inaboutis et des possibles demeurés inexplorés, éclairant ainsi la vie qui a précédé le crime. Passé et présent dialoguent constamment, transformant progressivement la compréhension des événements par le public.
La scénographie renforce cette structure duale grâce à une architecture à deux niveaux. L’enquête se déroule dans un intérieur domestique réaliste situé au niveau inférieur, tandis que l’orchestre occupe une mezzanine visible au-dessus, intégrée au dispositif scénique lui-même. Objets du quotidien, interprètes, musiciens et lumière deviennent autant d’éléments actifs du drame, brouillant les frontières entre mémoire et réalité, présence musicale et action théâtrale. L’espace domestique se transforme ainsi à la fois en scène de crime et en paysage de l’absence, où l’histoire se déploie et où les objets du quotidien deviennent les témoins silencieux du drame.
Trifles interroge la manière dont les expériences des femmes sont négligées, minimisées ou rendues invisibles, ainsi que la façon dont des gestes de solidarité peuvent remettre en question les conceptions établies de la justice. En revisitant la remarquable pièce de Glaspell, l’opéra pose une série de questions essentielles : quelles histoires sont entendues ? Quelles souffrances sont reconnues ? Et comment les actes collectifs de soin, d’attention et d’écoute peuvent-ils devenir des formes de résistance ? En définitive, l’œuvre revient à une interrogation centrale : comment reconstruire une vie effacée de l’espace public à partir des traces qu’elle a laissées derrière elle ?
~Diana Soh, 16 juin 2026